st malo

Les dégats du globish (2)

Notre enquête, publiée la veille d’Etonnants Voyageurs,  sur la présence du sabir pseudo-anglo-américain, ou « globish » autour du haut lieu culturel malouin qu’est la Grande Passerelle nous a valu quelques messages. La dernière livraison du Malotru a donc offert une suite qui se terminait par ces mots : Avis aux amateurs de perles « globish »....  Cet appel nous a valu, à son tour, d’autres messages –et photos- qui confirment, hélas, l’ampleur de ce mal pernicieux.

 

Voici, par exemple, ce qu’ont pu découvrir pendant quelques jours nos chers visiteurs de Saint-Malo, une fois franchie la Porte Saint-Vincent :

Lire la suite

COMMUNIQUE DU COLLECTIF MALOUIN DE SOUTIEN AU PEUPLE GREC

Dimanche 7 juillet au soir, un rassemblement des acteurs malouins de la solidarité avec le peuple grec était organisé Porte Saint Vincent pour saluer la victoire sans appel du non au référendum. La joie des participants n’a cependant pas occulté les dangers qui guettent le gouvernement grec face à l’acharnement des représentants de la BCE, du FMI et de la Commission Européenne, mais aussi des chefs d’états de plusieurs pays européens, plus désireux de mettre la Grèce au pas que d’aider la démocratie grecque à se reconstruire et d’exercer une véritable solidarité européenne. L’orateur a rappelé la nécessité de soutenir plus fortement que jamais le peuple grec dans le bras de fer qui l’oppose aux institutions financières et politiques européennes.

Manif coll grece

Lire la suite

Dans le rétroviseur

Dans la foulée de notre article sur La Grande Passerelle et son environnement linguistique « globish », certains se sont émus de cette étrange et pernicieuse « soumission à la langue du Maître » en redécouvrant un décor urbain dont ils n’avaient pas pris la mesure. Une lectrice nous a signalé qu’un des auteurs invités à Etonnants Voyageurs, l’excellent spécialiste de Rimbaud, Alain Borer, venait de publier un ouvrage sur ce sujet  que nous avions abordé sur un périmètre délibérément circonscrit. Son livre  « De quel  Amour Blessée, Réflexions sur la langue française », est paru dans la collection blanche NRF Gallimard. L’ouvrage paraîtra à certains marqué d’une certaine nostalgie, mais à l’heure où les négociations sur le Grand Marché Transatlantique se déroulent dans une opacité quasi-totale et où il serait vain de se croire protégés au nom d’une « exception culturelle », les enjeux linguistiques deviennent des pivots de résistance.

Retroviseur

Lire la suite

Editorial 9 mai 2015

Mais qu’est-ski se passe à Saint Servan ?

Alerté par ses antennes locales, Le Malotru a souhaité réagir à cette tempête autour d’un ponton de location de scooters des mers dans l’anse de Solidor, havre de paix qui risque bientôt de ne plus dormir sur ses deux oreilles, ni même sur une seule, si l’on n’y prend pas garde.

Et voici qu’au moment  d’écrire ce billet, une voix intérieure m’interpelle avec fureur « Comment peux-tu, misérable plumitif à antennes ! Cela n’a rien à voir avec les combats que mène ton association d’éducation populaire et d’action citoyenne ». Charmé par les sirènes de Port Saint Père, me serais-je égaré ? Ce combat ne serait-il pas le nôtre ?

Lire la suite

Balade en Novlangue : le Nouveau Centre de Saint-Malo

Du 14 au 22 mars s’est déroulée, cela ne vous a pas échappé (si ?), la Semaine de la langue française et de la francophonie. Le Malotru célèbre l’évènement…

 Le Malotru a mille raisons de s’énerver et celle-ci pourra paraître bien mesquine face aux grandes questions qui agitent –ou non- notre cité et sa région. Et pourtant… « Les grands changements se font à pas de colombe », écrivait Nietzsche. Pour le meilleur et pour le pire, pourrait-on ajouter.  Dans les années 30, un juriste allemand, Viktor Klemperer,  chassé de son poste par les nazis, parce que juif, se mit à noter les changements imperceptibles qu’il pouvait observer au quotidien dans la langue allemande. Publiées en 1947 -dans l’indifférence générale-  sous le titre L.T.I Lingua Tertii Imperii (La Langue du Troisième Reich), ces analyses constituent  aujourd’hui pour les historiens  une source sans égale pour tenter de comprendre comment une  hégémonie  linguistique a très largement contribué à forger  une hégémonie politique. Autrement dit, comment  les nazis ont détruit la démocratie allemande en détruisant délibérément sa langue et en lui substituant la leur.

 Il est clair que le hold-up néo-libéral qui signe ce que certains appellent la « mondialisation » -heureuse ou non- n’a évidemment rien à voir avec la violence totalitaire ou le projet génocidaire des nazis. Mais il est notable que notre environnement quotidien, notamment, linguistique, évolue à Saint-Malo même, de façon bizarre,  à notre insu, et peut-être même  à l’insu de ceux-là même qui sont les acteurs de ces mutations. Dans quelle direction ? Pour promouvoir quel monde?

Lire la suite

Salle comble au théatre Bouvet

le Collectif Citoyen STOP TAFTA a rassemblé 80 personnes vendredi pour son débat avec Isabelle Thomas.
Des gens...

Lire la suite

Laver les ombres, dit-elle...

On pourra s'étonner de voir le Malotru traîner ses guêtres du côté de la peinture à une époque où beaucoup prennent les questions artistiques pour une aimable danseuse comme Pinault et autres Arnaud en mal de reconnaissance publique ou de juteux placements spéculatifs. Que nenni! La "production" artistique réserve encore de bonnes surprises et peut nous conduire là où on ne l'attendait plus...On connaît même des galeristes et des artistes qui -mine de plomb ou mine de rien- nous en apprennent plus sur ce monde, à leur manière, que bien des ouvrages savants de sociologie ou d'économie. Bernard Maris qui -peu avant sa disparition tragique- s'intéressait à ces questions de "représentation de la crise" par la littérature ou d'autres moyens, n'aurait pas démenti cette assertion.

Laver les ombres

Lire la suite

Des nouvelles de l'affaire Condor

La Plainte aux Prud'hommes des deux salariés au cœur  du conflit, qui était dans sa deuxième phase, a abouti à une non-conciliation, la partie Condor n'ayant pas souhaité aller plus avant. En conséquence, une confrontation est prévue, vraisemblablement en septembre 2015.

La question écrite et posée par G. Lurton à l'Assemblée Nationale, et à laquelle la Secrétaire d'Etat, P. Boistard a répondu, a mis en émoi - c'est un euphémisme - Condor et le Fonds Macquarie. Les salariés navigants de Condor, dont beaucoup étaient restés méfiants au départ de l'affaire, se félicitent de voir la question de leur statut clairement posée et, désormais, débattue à tous les niveaux, sous-préfecture, Affaires Maritimes, députés (Rennes : F. André et St Malo : G. Lurton), Conseil Général (M. Touraine), députés européens dont I. Thomas...

Enfin, d'un point de vue concret, ayant mis en avant le risque sérieux de désaffiliation de la CPAM suite à l'initiative de Condor auprès de la caisse, les salariés concernés ont reçu des assurances verbales qu’en l'état actuel du dossier ils restaient sous C.M.U, question cruciale, comme on peut facilement l'imaginer.

De la possibilité d'une balade toxique à Saint Malo et aux alentours

De grands panaches de fumée dans le ciel, crachés par des cheminées visibles de partout à Saint Malo, des odeurs désagréables pour qui est sous le vent des usines, des voisins incommodés par les émanations toxiques d'un site en cours de dépollution, 3 sites classés Seveso de part et d'autre de la Rance...  Faut-il s'en inquiéter ? Comment savoir ?

Pendant cette année 2015 où la France se prépare à accueillir  la grande conférence internationale sur le dérèglement climatique (ou COP 21), il est important de se mobiliser pour la préservation de l'environnement, y compris au niveau local.

Cette mobilisation pourrait prendre la forme d'une balade toxique...

Lire la suite

Condor, la belle affaire...

Pendant qu’on dort, les affaires continuent… 

Depuis quelques décennies, Condor Ferries, une entreprise discrète, assure les liaisons Jersey-Saint-Malo par voie maritime. Depuis 1964, date de sa naissance, elle a progressivement vu disparaître la concurrence, notamment française (Emeraude Lines devenu Jersey Emeraude/Sogestran, H.D, Compagnie Corsaire…) sur ce marché étroit. Elle a gagné -sans trop s’en vanter- une position de quasi-monopole sur les deux routes qui relient les Iles anglo-normandes à la G.B et à la côte française. Certes, l’anniversaire des cinquante ans d’activité a bien été l’occasion de quelque faste l’été dernier, mais il a surtout permis de jeter encore un peu de poudre aux yeux à travers des achats d’espaces publicitaires dans la presse locale et régionale dont on sait combien ils sont inversement proportionnels à leur pouvoir critique. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

 

 

Lire la suite