Du Couesnon au Frémur

ON NESSAY DE NOUS AVOIR…

…mais on ne réussit pas toujours. Il y a eu Bardon et l’Hôtel des impôts de Saint Malo intra-muros acheté par la ville à l’Etat pour 1,5 millions avec le projet d’en faire un musée maritime et mirajuteusement transformé en hôtel 4 étoiles, il y a Raulic et son ensemble matriochka d’hôtel-restaurant-spa 5 étoiles-résidence de tourisme-villas-école internationale sur le camping des Nielles… Sans compter les rumeurs que nous ramènent les vents du littoral et qui rameutent les rapaces en quête de rapines. Le parc de la Briantais à Saint Malo, Port Breton à Dinard. Vous me direz, une rumeur ça va, ça vient, ça s’en va comme un tout petit rien…Oui, mais ça peut revenir !  Le littoral de la Côte d’Emeraude suscite bien des convoitises chez nos investisseurs ultralibéraux toujours intéressés par le bien public quand il peut devenir rentable.

Nessay 2
 

Lire la suite

Journée de la Transition en Rance-Emeraude

Voici la vidéo de présentation de la journée, suivie de l'affiche

2016 11 13 jtrancem3

 

Dans le rétroviseur : le feuilleton de l'été. Episode 2

Du Front Populaire au Front de Mer – pour les riches

2016 Désir de Rivage en région malouine : La revanche de 36

 

2ème Partie : Un bilan malouin historiquement «  réactionnaire » :

 Comment une série impressionnante de privatisations de lieux publics en bord de mer  s’est traduite par une privation d’accès au littoral pour les citoyens.

 

Lire la suite

Dans le rétroviseur : le feuilleton de l'été. Episode 1

Du Front Populaire au Front de Mer – pour les riches

2016 Désir de Rivage en région malouine : La revanche de 36

 

Avis aux lecteurs et lectrices :

Finalisée pour une parution sur le site du Malotru en Juillet 2016, cette enquête ne peut prendre en compte d’éventuelles évolutions apparues après cette date. Le Malotru, eu égard à la longueur du document, a décidé de le publier en trois épisodes.

1ère Partie Le Nessay à Saint Briac (2016), La Briantais à Saint-Malo (1999), lecture de deux situations comparables et, hélas, opposées

01touche pas

Lire la suite

Linky, Gazpar, Aquarius etc... Des compteurs à dormir debout

Quand un maire généralement aussi placide que celui de Saint-Lunaire  se fâche tout rouge, il doit bien y avoir une fichue raison. D’autant qu’il est loin d’être seul à sortir de ses gonds. Un autre maire, plus méridional, Jean-Marc Pujol, Maire(L.R) de Perpignan a dû récemment présenter des excuses après avoir, contrairement à son très sceptique collègue lunairien, voulu défendre les compteurs  Linky que les Allemands ont refusé. « Les Allemands sont excessifs en tout, avait-il déclaré lors d’une réunion publique, L’Allemagne a refusé l’installation de ces compteurs, mais à côté de cela ils envoyaient des gens dans les chambres à gaz ». Regrettable maladresse, commente sobrement le JDD (30/4/2016) qui rapporte les faits. Bref, ça disjoncte grave un peu partout !

On apprend que la Belgique et l’Autriche font désormais partie du front du refus ; la très moderne Californie démonte même ces fameux compteurs.

 Le Malotru qui avait signalé, dans un édito de décembre 2015, la pertinence d’un débat sur cette question,  a voulu en savoir plus.

Linkysition

Lire la suite

Editorial : Ça l’affiche mal !

AffichageLe Malotru fait parfois de drôles de rencontres. Ça a dû se  passer un soir, à la nuit tombée, à l’heure, pour certains, de la promenade canine rituelle et incontournable, ou, pour d’autres, de la sortie du cinéma, ou encore du retour de réunion pour quelques galopins en quête d’un monde nouveau…Il ne se souvient plus très bien. Surgissant de la nuit, deux silhouettes gémissantes semblaient errer sans but, comme des âmes en peine, en proie semble-t-il à d’indicibles tourments. Notre contre-journal, ému de ce spectacle insoutenable, voulut en savoir davantage et s’approcha d’elles sans bruit. Elles portaient dans leurs pauvres mains crispées l’une un pinceau, l’autre un seau. Sous le bras l’une  serrait précautionneusement quelques feuilles roulées. La musique d’une complainte  parvint aux oreilles du Malotru -organe qu’il a, comme chacun le sait maintenant, particulièrement bien développé :

« Que sont mes panneaux devenus 

que j'avais de si près tenus.

Et tant aiméééés.

Ils ont été trop clairsemés.

Je crois le vent les a ôtés.

Ma voix est moooorte*…»

 

Vous serez peut-être un certain nombre à partager cette douleur, colleurs d’affiches mes frères,  en quête de panneaux accueillants pour  afficher publiquement nos appels, invitations, proclamations diverses qui ne sont en fin de compte que des éléments d’un débat démocratique qui semble bien mal servi dans l’espace public.

 

Ulcéré par tant de douleur, le Malotru partit d’un pas décidé compulser ses dossiers. L'affichage libre,  disent les textes officiels, reflet de la liberté d'expression, est un mode d'expression très utilisé en France. Son nom officiel est « affichage d'opinion et (de)  la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif ».

 

« Tiens, se dit le contre journal, mais je connais par ici nombre d’associations sans but lucratif. Je sais nos élus particulièrement sensibilisés à cette question de la liberté d’expression. Comment se fait-il que des panneaux disparaissent au fur et à mesure, victimes de travaux de voirie, de plans de réorganisation de l’espace public? Poursuivons notre lecture.

 

L'affichage libre était réglementé par la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 et par le décret d'application n° 82-220 du 25 février 1982 ; il est actuellement régi par les articles L. 581-13, R. 581-2 et R. 581-3 du code de l'environnement. Les communes sont tenues d'informer (directement ou sur demande) les citoyens des emplacements  d'expression libre disponibles sur leur territoire.

Cette règlementation stipule en particulier que toutes les communes françaises doivent disposer d'au moins :

  • quatre mètres carrés d'affichage libre pour les communes de moins de 2 000 habitants ;
  • quatre mètres carrés plus deux mètres carrés par tranche de 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants ;
  • douze mètres carrés plus cinq mètres carrés par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants pour les autres communes.

Par ailleurs, la législation précise que le ou les emplacements réservés à l'affichage d'opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d'un kilomètre de l'un au moins d'entre eux.

En principe, ces emplacements d'affichage sous différentes formes (panneau, colonne Morris, mur ...) doivent être réservés aux associations ou à toute personne voulant passer une annonce gratuitement sans but lucratif ou commercial. Certaines communes réservent des panneaux par type d'affichage en distinguant ces trois catégories :

  • affichage d'expression politique
  • affichage associatif
  • expression libre

Dans la plupart des communes, l'affichage d'opinion et des associations sans but lucratif est autorisé sur les palissades de chantier (Article L581-16 du Code de l’environnement)

 

Deux panneaux disparus à Saint Lunaire, un à Dinard, introuvables à Pleurtuit, insuffisants à Saint Malo… Sans compter la publicité invasive des annonceurs de spectacles ou de manifestations commerciales, ce qui enlève le caractère libre de ce mode de communication gratuit. Décidément, les tempêtes récentes ont emporté au loin le respect des lois de la république.

Madame, Messieurs les maires des communes, si soucieux de communication quand il s’agit de tourisme de riches sur notre belle côte d’émeraude êtes-vous en règle avec la loi ? Répondrez-vous aux courriers des citoyens qui vous demanderont, comme l’exigent les textes, de leur communiquer la liste  des emplacements  d'expression libre disponibles sur leur territoire ?

 

*Excuse-moi, mon pauvre Rutebeuf !

Editorial : Cette loi qui nous travaille !

Côte d’Emeraude, terre de tourisme, haut lieu de l’hôtellerie-restauration.

Voilà des patrons de PME qui vont se réjouir en masse d’une éventuelle mise en œuvre de la loi-travail !

Nos élèves d’établissement d’enseignement hôtelier sont-ils conscients de l’avenir radieux qu’on leur prépare ? Ils ne sont généralement pas très enclins à renâcler, ils sont trop souvent destinés à la soumission, à la souffrance au travail et au silence, au nom de « la qualité du service ». Mais tout de même !...

Cafe travail

En juin dernier, au moment de la loi Macron, après une critique en règle du referendum d'entreprise, la CFDT (oui, vous lisez bien) écrivait :

« Nous sommes consternés par les différentes discussions portant atteinte au droit du travail. Nous ne sommes pas en totale opposition à simplifier le Code du travail : le rendre plus compréhensible  et plus accessible pour l’ensemble des salariés afin qu’ils puissent connaître leurs droits. Par contre, nous refusons que la simplification soit associée à un  détricotage  des textes pour supprimer des droits fondamentaux, exercice que le gouvernement semble bien s’approprier ».

Comme quoi la migration colorimétrique du sommet (du rose vers l’orange, puis… ) n’a pas encore totalement jauni la base ! On attend que ce syndicat passe en masse dans une autre confédération, comme d’autres branches l’ont fait dans le passé !

Les salariés de ce secteur d’activité, déjà fortement soumis dans notre région aux contraintes de l’emploi saisonnier,  seront en effet particulièrement touchés par ce qu’on appelle « l’inversion des normes ». Rappelons que la norme en question est celle qui, dans le droit du travail, dit qu’un accord d’entreprise ou d’établissement peut être signé s’il est plus favorable aux salariés que les accords de branche et nationaux en vigueur. Dans la loi-travail, c’est l’inverse !

Le jeune commis de cuisine, déjà militarisé dans sa brigade, pourra-t-il refuser quoi que ce soit, en face à face, à son patron, au nom de la compétitivité et du maintien de l’emploi ?

L’inspection du travail n’y aura même pas son mot à dire, elle est largement écartée dans la loi-travail, ainsi d’ailleurs que la médecine du travail.

Nous et nos chers touristes devons-nous nous réjouir de voir nos bistros, restaus, hôtels, ..., qui se rassasient déjà des stagiaires de nos lycées hôteliers sans toujours leur apporter autre chose que l’expérience de la pression extrême du travail et des horaires délirants (« si cela ne te convient pas, il faut changer de métier ! » ), nous réjouir disais-je de voir ceux qui font tourner la boutique totalement à la merci de ceux qui, parce qu’ils y ont investi, en récoltent les fruits ?

Les accords nationaux et les accords de branches permettaient de les protéger a minima, cette loi les désarme totalement.

Mangerons-nous, dormirons-nous, mieux ainsi ?

Un chemin semé d’embûches (3)

Extension du domaine de la lutte sur la Côte d’Émeraude

 

Un bref rappel pour nos lecteurs dont l’attention risque de s’être dissipée en cours de route. Le feuilleton que nous avions inauguré en juillet 2015, sous le titre «Un chemin semé d’embûches» [1] , et qui narrait la longue bataille des Amis des Chemins de Ronde (les ACR 35) afin de faire reconnaître les droits des citoyens de tout poil de déambuler librement le long de notre belle Côte d’Émeraude, reprend du service.

Ronde3

 

[1] « Un chemin semé d’embûches » dans le Malotru du 9 juillet 2015, suivi par un second article paru le 17 septembre de la même année, où le Président des ACR35 faisait le point des avancées mais aussi des difficultés rencontrées dans son combat pour faire respecter la servitude de passage le long du littoral.

Lire la suite

Les citoyens se ramassent à l'appel

Le Malotru a été informé de cet appel, initiative de militants locaux qui souhaitent redonner aux simples citoyens l'envie d'agir et de s'exprimer.Appel citoyen

« LA MAILLETTE», une monnaie pas comme les autres

Nous l’avions déjà annoncée en novembre dernier, La monnaie locale complémentaire du Pays de Rance, « La Maillette », a encore fait parler d’elle dans notre salle obscure préférée à Dinard. Il s’agissait alors, pour les organisateurs de l’association qui l’a développée à Dinan, d’illustrer le film de Michael Le Sauce « Un Revenu pour la Vie ». Cette fois-ci, le cinéma « Les deux Alizés » a présenté à Dinard le jeudi 3 décembre 2015 le film « Devises trompeuses » du cinéaste allemand Claus Strigel, qui critique les dérives du système bancaire et financier actuel, et défend le principe de l’expérimentation de monnaies locales complémentaires (MLC). La soirée était organisée en partenariat avec le Comité local ATTAC du Pays de Saint-Malo/Jersey et le débat qui s’ensuivit fut donc principalement consacré à une discussion autour de cette monnaie locale qui est la plus proche de notre aire de nuisance...

Maillette carte2

Lire la suite

Ne craignez pas la lettre

LetterLe Malotru publie une lettre d'information parcimonieusement régulière.

Vous serez ainsi certains de ne manquer aucun article publié.

Vous ne serez pas surchargés de malotrucs et votre adresse ne sera pas communiquée ni utilisée à d'autres fins.

Alors, n'hésitez pas ! inscrivez-vous à "La lettre du Malotru" en indiquant votre adresse couriel dans le cadre placé sur la colonne de gauche du site. Vous devrez ensuite confirmer votre inscription sur le couriel que vous recevrez quelques minutes plus tard.

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment (lien de désinscription sur chaque lettre).

Votre inscription nous permettra de mesurer la fidélité et l'évolution de notre lectorat.

Merci

Croisés et multi-pliés

Allez, on vous a laissé quelques jours de rab, mais voici la solution de nos mots croisés 1, en attendant le suivant :

Mocroise2soluc

Dans le rétroviseur Décembre 2015

Au paradis des Helvètes

Suisse sAttentif à la problématique des paradis fiscaux, Le Malotru sait aussi pouvoir compter sur ses amis et ses lectrices et lecteurs. Cette rubrique s’était fait un plaisir d’évoquer dans une récente livraison un « fait d’arme », l’initiative prise par une attacienne à Jersey en septembre 2014 de brûler publiquement sa carte bleue devant une agence locale de BNP-Paribas (Voir Bravo Martine, sacré souffle http://www.malotru.org/blog/du-couesnon-au-fremur/dans-le-retroviseur-4.html).Très récemment, un autre attacien à la vigilance légendaire nous a fait connaître une démarche moins spectaculaire mais tout aussi significative de cette lutte incessante pour la justice fiscale. Nous ne résistons pas au plaisir de la faire connaître, avec son accord. Ayant lu dans la presse, suite aux attentats de Paris, que la Suisse s’était émue de n’avoir pas eu accès aux fameuses « fiches S », il a écrit illico à l’Ambassadeur de notre discret voisin pour s’émouvoir, à son tour, de la faiblesse de sa coopération en matière de fraude et d’évasion fiscale. On appréciera à la fois la courtoisie et la fermeté de la missive dont Le Malotru a retenu les points essentiels :

Monsieur l'ambassadeur,

Lire la suite

Aidons le peuple grec

Soutien greceLa situation sanitaire en Grèce est alarmante. Le système de santé grec et l’état de santé de la population ne cessent de se dégrader : baisse de 40 % du budget santé, augmentation de la mortalité infantile et des naissances de nourrissons en insuffisance pondérale,  baisse du taux de vaccination des enfants…Le nombre de dépressions sévères s’est multiplié par 2,5 et le taux de suicide a augmenté de 35 % depuis 2011. Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), un tiers de la population n’a plus de couverture maladie depuis la crise et les mesures d’austérité appliquées à partir de 2009.

En Grèce, des personnels de santé se sont mobilisés pour créer des dispensaires et des pharmacies autogérés. Aujourd’hui, plus de 50 dispensaires solidaires sociaux fonctionnent dans tout le pays grâce à l’action et au travail de bénévoles : médecins généralistes ou spécialistes, pharmaciens, autres professionnels de santé ainsi que des citoyen-n-es. Environ 700 bénévoles y participent en tant que permanents ou membres de réseaux affiliés.

Ils manquent cruellement de médicaments, de consommables et de matériel médical. L’association Bretagne Grèce Solidarité Santé s’associe au mouvement national de solidarité avec la Grèce et lance une opération de collecte auprès des secteurs concernés.

 

Pour tout renseignement, contacter le Collectif Malouin de Soutien au Peuple Grec collectifgrece.stmalo@gmail.com

Le collectif Stop TAFTA et les élections régionales

Logotafta3Dans le cadre de la campagne électorale pour les élections régionales, le collectif Stop TAFTA du Pays Malouin et du pays de Rance a interrogé les candidats sur leurs positions concernant le projet d’accord transatlantique baptisé TAFTA. Les négociations en cours entre l’Union Européenne et les Etats Unis ne font l’objet d’aucune communication de la part des instances européennes, cependant les informations qui filtrent sur les textes qui s’élaborent font apparaître des risques graves pour la démocratie locale et cherchent à limiter fortement les responsabilités et les pouvoirs de décision des collectivités à tous les niveaux.

Voici le document transmis aux listes suivantes :

Pour une Bretagne Sociale et écologique (X. Compain)

Debout La France (J.J. Foucher)

Lutte Ouvrière (V. Hamon)

Pour La Bretagne (J.Y. Le Drian)

Le choix de la Bretagne (M. Le Fur)

Une autre voie pour la Bretagne (R. Louail)

Oui La Bretagne (C. Troadec)

 

A l’heure où cet article a été publié, les listes de X. Compain,  R. Louail et J.Y Le Drian ont fait connaître leur réponse.

Les AMAP : 50 ans d’avance sur la COP21

1965 – 2015 : Bon anniversaire aux AMAP en cette année de la conférence mondiale sur le climat. Eureka

Voilà 50 ans que cette idée, née de la nécessité de résoudre un problème global de pollution, impulse des initiatives locales avec pour objectif d’instaurer une agriculture paysanne et biologique respectueuse de l’homme, l’animal et l’environnement dans le cadre d’un système économique solidaire et équitable. 

L’idée naquit au Japon, en 1965,  au lendemain de la catastrophe de Minamata, évènement emblématique des méfaits d’une politique industrielle irresponsable. Cette petite ville fut le siège d'une catastrophe écologique due à une pollution au mercure causée par les rejets en mer d’une usine pétrochimique du groupe Chisso. La contamination des poissons, base de l’alimentation de cette population de pêcheurs, eut pour conséquence l’apparition d’une maladie neurologique qu'on désigne alors sous le nom de maladie de Minamata. Depuis le début officiel de la maladie (mai 1956) on évalue à près de 40 000 le nombre de malades et celui des décès à environ 2200.

Lire la suite

"La Maillette, nous voilà !"

Le Malotru y a assisté pour vous, dans l'attente d'une projection dinardaise sur le même thème (patience !).

MailletteJeudi 4 novembre 2015, soirée ciné-débat au cinéma Vers le Large de Dinan autour du film de Michael Le Sauce « Un Revenu pour la Vie ». La soirée était proposée par l’association La Maillette (1) qui avait invité Philippe Derudder (2) à animer le débat.

A travers de nombreux entretiens et des témoignages variés,  Michael Le Sauce, du collectif des réalisateurs engagés ‘les Zooms verts’,  nous a invité à réfléchir sur la notion de revenu pour la vie, « un droit inaliénable, inconditionnel, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur une base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »(3)

Lire la suite

Editorial : La Côte d’Emeraude à l’heure européenne

« Cette fois-ci, ça y est. » - penserez-vous peut-être en lisant le titre -, émeraudeurs et émeraudeuses qui suivez cette rubrique, « Je l’ai percé à jour dès les premiers mots, ce plumitif toujours aussi retors, auteur d’éditoriaux improbables. Je parie un euro* qu’il va nous parler du passage à l’heure d’hiver. Un marronnier dans la cour du Malotru ? Quelle déchéance ! ». Pari perdu. La rumeur courait avec insistance, et grâce au Malotru vous avez la primeur de sa confirmation : nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle, et cela sans qu’il soit besoin d’avancer ou retarder notre montre d’une heure. Même si d’aucuns se demandent parfois dans quel sens va le temps qui passe, tant les retours en arrière semblent être le modus operandi de nombre de nos dirigeants d’ici et d’ailleurs.

Emeraude

Lire la suite

Dans le rétroviseur (4) : Les feux de la rampe

Sing Sing, dernière chance ?
Beaucoup de celles et ceux qui lisent le Malotru se retrouvent sans nul doute parmi les inconditionnels de Sing Sing, cette radio associative qui n’a de «locale » que l’appellation officielle et qui les fait vibrer depuis 2001 sur la fréquence 96.7 FM  Difficile d’estimer son audience, d’autant que ses aficionados ont pris l’habitude de l’écouter aussi sur Internet et sur leur téléphone mobile. Un son unique, exceptionnel, ouvert sur les rythmes du monde, bref, pour une fois l’expression  trouvait son sens, Sing Sing ou la mondialisation heureuse. Fin avril, la fréquence restait muette, au grand désespoir des auditeurs dont certains écoutaient à l’autre bout du monde ses sons et ses chansons émis  depuis le bien-nommé lieu-dit La Secouette, entre Saint-Malo et Saint-Coulomb.2015 10 22 retroviseur4

Lire la suite

Déboires d’Outre-Tombe

La Comtesse sortit à cinq heures...  

Chateaubriand5Les derniers  visiteurs étaient partis et le château de Combourg retrouvait son calme. Sonia se rappela qu’il ne restait que quelques jours pour finaliser le fameux prix dont elle présidait le jury. La presse bruissait des réfugiés venus d’Irak, de Syrie et d’ailleurs. Sonia de la Cour du Bain-Forclose n’était pas insensible à la, misère du monde.  Le Figaro et Valeurs Actuelles avaient amplement parlé des Chrétiens d’Orient  dont elle convenait qu’ils « n’attaquaient pas les trains armés de Kalachnikov, n’abattaient pas des journalistes réunis au sein de leur rédaction et ne procédaient pas à la décapitation de leur patron ».  Elle prit clairement conscience, alors, que lui était revenue à l’esprit,  au mot près, la délibération du conseil municipal d’une obscure commune d’Isère, Charvieu-Chavagneux. Cet aréopage éminemment démocratique avait justifié ainsi sa délibération, à l’unanimité, en date du 8 septembre,  pour signifier au préfet que cette commune n’accueillerait que des réfugiés de religion chrétienne.

Qu’en aurait pensé, songea-t-elle, le divin François-René ? Son inquiétude concernant le choix du fameux prix à venir  ne l’avait pas quittée, une certitude, une idée lumineuse même, lui apparut soudain : Alain Finkielkraut avait été un parfait lauréat l’an passé, attirant une couverture médiatique inespérée  après le gentillet Jean-Marie Rouart, quinzième récipiendaire de ce prix pour un ouvrage assez plan-plan sur Napoléon. La figure de Robert Ménard, le très médiatique Maire de Béziers, lui  apparut alors. Certes  il serait malaisé de faire crédit au fondateur de Reporters sans Frontières d’un style littéraire digne de la grande tradition polémique française de Bossuet à Bernanos. Mais un titre comme La Censure des Bien-pensants produirait son petit effet lorsque, selon la tradition du Prix Combourg, Alain Finkielkraut, un homme si fin et si engagé de tout son être, lui remettrait le dix-septième prix.

Lire la suite