Le Malotru

Editorial : Le monde qui émerge*

C’est vrai, Le Malotru en est témoin. L’idée de la transition comme nouvelle façon de penser le monde se répand dans les esprits et atteste l’engagement irrévocable de toujours plus de citoyens dans un mouvement, qui peu à peu, s’impose comme la seule solution possible aux problèmes de notre planète et des sociétés qu’elle héberge. Le Malotru l’a vu lors de cette journée malouine de la transition qui s’est tenue le 24 septembre, et qui a rassemblé dans un cadre convivial des associations innovantes et déterminées. Il l’a constaté aussi  lors de l’Université Européenne des Mouvements Sociaux qui s’est tenue fin août à Toulouse, la ville rose qui, pour l’occasion, avait viré au rouge, irisé des couleurs de l’espoir des peuples porté par plusieurs centaines d’organisations et deux mille participants venus de toute l’Europe et d’ailleurs.

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Les nouvelles fraîches

Chienne de vie !

Une amie du Malotru a fait parvenir au Maire la lettre ouverte que voici. Notre confrère hebdomadaire local l'a déja publiée, mais pour une fois nous n'hésitons pas à en rajouter une couche ! :

Lettre ouverte. « Pourquoi la municipalité a-t-elle pris la décision de supprimer la fourrière animale ? »

 

2017 12 06 fourriere

Lettre ouverte. « Faisant appel au mois de juillet à la fourrière animale de Saint-Malo, comme je l'ai maintes fait auparavant, soit pour des chats en difficulté, soit pour de jeunes goélands tombés des toits, j'ai appris que ce service municipal était supprimé.

Le secrétariat de la Mairie m'a appris qu'il était remplacé par une fourrière privée et que pour en savoir plus, il fallait contacter la Police Municipale ( !?). Mais l’agent de la Police Municipale contacté ne savait pas grand-chose et a eu bien du mal à retrouver le n° de téléphone de cette fourrière nommée SAGPA.

Lorsque j’ai expliqué à un membre de cette société que j’ai eue au bout du fil, qu’un goéland était tombé des toits dans mon jardin, il m’a bien fait comprendre qu’il valait mieux que je trouve une autre solution plutôt que de compter sur leur intervention.

En cherchant leur adresse sur internet, j’ai compris pourquoi : la SAGPA est située à Betton, à plus de 60 kms de St Malo ! Un véritable service de proximité...

 

Première remarque :

- il est difficile de comprendre pourquoi la municipalité de Saint-Malo a pris la décision de supprimer un service municipal dont les malouins n’avaient qu’à se louer, tant par la rapidité d’intervention des agents municipaux de ce service que par leur professionnalisme et leur respect des animaux qu’ils secouraient.

Si le but comme on peut le deviner est de faire l’économie de deux ou trois postes de fonctionnaires, le choix de se défausser sur une société privée aussi éloignée de la zone d’intervention paraît indéfendable écolo-giquement : 120 kms pour récupérer un chat ou un chien errant et 120 de plus si le propriétaire doit aller récupérer son animal perdu au chenil de la SAGPA. Et ce même propriétaire, pour récu-pérer son animal, devra payer une décharge au chenil.

N'aurait-on pu envisager la gestion d'une fourrière ani-male par la communauté de communes ? On prévoit bien une piscine ludique grand modèle.

Deuxième remarque :

- Quand et comment ont été informés les Malouins de ce changement ? Les vétérinaires eux-mêmes aux-quels j'ai téléphoné n’en ont jamais été avisés.

La fourrière animale de Saint-Malo donnait pourtant toute satisfaction aux citoyens qui se préoccupaient du sort des animaux ainsi qu’aux vétérinaires et à la SPA qui travaillaient en réseau avec les agents de ce service.

La décision municipale de supprimer ce service de proximité manque de trans-parence ainsi que de respect envers les citoyens et envers les animaux.

S'il s'agit d'une économie financière, elle est de courte vue et ne va pas dans le sens de l'intérêt général, car elle aura pour conséquence la recrudescence de chats et chiens errants non stérilisés.

 

Brigitte Flahault
 

Dans le rétroviseur : Une Ile au large de l’espoir (1)

Oran est une ville sans soupçons c'est-à-dire une ville tout à fait moderne.

Albert Camus La Peste (1947)

 

Des villes tout à fait modernes...

Ce qui suit illustre le combat d’une association particulière de notre région qui, comme d’autres, de Cancale au Frémur et au-delà, s’efforce de répondre à la captation par des intérêts privés très puissants de bords de mer, de chemins de ronde, mais aussi de jardins publics, de terrains de camping municipaux, de bâtiments ou d’espaces dont la jouissance par l’ensemble de la population est remise violemment en cause. La question de l’alliance objective de certains élus ou de certaines majorités communales dans ces situations, voire leurs intérêts directs ou indirects, est parfois même posée par certains citoyens ou des groupements associatifs.

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Dans le rétroviseur : Une Ile au large de l’espoir (2)...

On reproche souvent, à raison, aux discussions malo-malouines, dinardo-dinardaises, etc. de demeurer dans un cercle au périmètre trop souvent nombriliste ; elles gagnent toujours à s’ouvrir, en effet, à d’autres horizons, géographiques, historiques, politiques, plus ou moins comparables, et à en faire leur miel.

Le Malotru a déjà offert maint exemple de ce « pas de côté » qui permet de penser - et d’agir- mieux, peut-on espérer, avec d’autres regards. L’article sur l’AMAP-poissons de l’Ile d’Yeu, par exemple, ou celui sur la lutte victorieuse pour garder La Briantais dans le patrimoine commun de la région malouine, ont proposé ce type de détour. Ils nous ont valu des remarques et des appréciations très encourageantes de la part de certains de nos lecteurs.

A la suite de notre série de l’été 2016 sur « la Revanche de 36» qui tentait une synthèse de la problématique immobilière et du nouvel accaparement des plus beaux sites côtiers par de gros intérêts financiers, deux lecteurs, François et Alice B., membres de l’association Attac, nous ont fait connaître une de ces petites revues savantes dont il est de bon ton de se gausser parfois, mais dans lesquelles le Malotru fureteur peut trouver des pépites. Qui, à part les habitants et les habitués de Houat et Hoëdic, petites Iles du Ponant, a jamais entendu parler de Melvan, la Revue des Deux Iles ?

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Loi-travail XXL à St Malo

Attac St Malo a participé à sa façon à la manifestation du 12 septembre contre la loi-travail XXL

ON NESSAY DE NOUS AVOIR…

…mais on ne réussit pas toujours. Il y a eu Bardon et l’Hôtel des impôts de Saint Malo intra-muros acheté par la ville à l’Etat pour 1,5 millions avec le projet d’en faire un musée maritime et mirajuteusement transformé en hôtel 4 étoiles, il y a Raulic et son ensemble matriochka d’hôtel-restaurant-spa 5 étoiles-résidence de tourisme-villas-école internationale sur le camping des Nielles… Sans compter les rumeurs que nous ramènent les vents du littoral et qui rameutent les rapaces en quête de rapines. Le parc de la Briantais à Saint Malo, Port Breton à Dinard. Vous me direz, une rumeur ça va, ça vient, ça s’en va comme un tout petit rien…Oui, mais ça peut revenir !  Le littoral de la Côte d’Emeraude suscite bien des convoitises chez nos investisseurs ultralibéraux toujours intéressés par le bien public quand il peut devenir rentable.

Nessay 2
 

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