jersey

Condor Ferries (Suite et fin ?)

Depuis plus d’un an, Le Malotru a eu à cœur d’informer ses fidèles lectrices et lecteurs de l’ « affaire Condor ». On se rappellera que nous avons démonté les schémas financiers de cette multinationale emblématique. Nous avons mis également en lumière le jeu savant qu’elle a organisé entre ses filiales, ses modes et lieux  de recrutement et d’emploi, ou les dispositifs d’enregistrement offshore de ses navires. http://www.malotru.org/blog/st-malo/condor-la-belle-affaire.html)

Condor secu

Un blocage pour ouvrir la discussion

Le témoignage de deux navigants nous a été précieux pour faire comprendre les enjeux de leur combat pour bénéficier, en particulier, d’une couverture sociale et de droits sociaux identiques à leurs collègues employés par des entreprises françaises. Rappelons que onze salariés de Condor Ferries avaient bloqué le Condor Rapide pendant deux semaines en février l’an passé. La CPAM menaçant de les radier du régime de la Couverture Maladie Universelle en janvier 2015, il était urgent d’agir.

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JERSEY, des finances à vau-l’eau

Le 14 juillet dernier 15) Richard Murphy* écrivait ceci sur son blog www.taxresearch.org.uk  :

« Le trou noir de la dette  fiscale de Jersey vient de connaître une expansion démesurée à hauteur de 145 millions de Livres, soit 1438 livres par habitant, selon un texte en préparation du plan fiscal des Etats de Jersey qui devait être rendu public aujourd’hui aux élus. Le Plan financier à moyen terme à destination du Conseil des Ministres, qui couvre les quatre années 2016-1019, ne fait pas seulement apparaître un saut de 20 millions de livres par rapport au manque à gagner déjà  attendu pour 2019, en plus des 125 millions annoncés il y a trois mois, mais il propose un paquet de mesures très robustes pour ramener ce déficit à des proportions acceptables...

Vache jersiaise 1

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Le feuilleton Condor, suite

Condor3Dès la première « livraison » du Malotru, notre longue  enquête sur l’entreprise de ferries transmanche Condor (« Condor, la belle affaire » janvier 2015) a eu un écho non négligeable, paradoxalement davantage au niveau national, via Médiapart notamment, qu’au niveau local où le tabou  sur les liens incestueux de cette entreprise avec la C.C.I reste toujours aussi puissant.

  Nos rencontres avec les deux matelots qui ont osé porter leur affaire devant les Prud’hommes, avec le soutien de la C.G.T, nous ont permis de faire avancer auprès de nos lecteurs la connaissance de ces incroyables conditions de travail au sein de Condor : Cette entreprise inscrite à Jersey  joue avec des capitaux pseudo-australiens,  arme des navires inscrits aux Bahamas et emploie des travailleurs français qui prennent leur poste à Saint-Malo et débarquent à Saint-Malo, mais qui relèvent du droit guernesiais.  Comme nous l’indiquions, ces deux employés ne cotisent, pas plus que leurs employeurs, à aucun organisme social et ne peuvent donc prétendre à la sécurité sociale, à une retraite ou au chômage. Ils demandent donc la requalification de leur contrat en Droit français et la régularisation de leur situation auprès de l’URSSAF, de Pôle-Emploi, etc.

Dans nos deux articles précédents, nous rappelions leur vœu : 

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Jersey, on détricote. Actualité d’un paradis local…

La flotte Condor (voir nos articles précédents et l’article de Médiapart sur les conditions de travail des personnels navigants français) assure toujours ses liaisons quotidiennes Saint-Hélier Saint-Malo avec une régularité de métronome. Mais à Jersey, comme dans la presse française et internationale, le cœur n’y est plus, le sentiment de malaise à propos de « l’Ile aux fleurs » se répand irrémédiablement. Les millions de livres dépensés chaque année par Jersey Finance (et payés par les jersiais eux-mêmes) pour glorifier les activités financières ne suffisent plus à colmater les brèches et à prévenir l’ «effet Dracula ».

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Des nouvelles de l'affaire Condor

La Plainte aux Prud'hommes des deux salariés au cœur  du conflit, qui était dans sa deuxième phase, a abouti à une non-conciliation, la partie Condor n'ayant pas souhaité aller plus avant. En conséquence, une confrontation est prévue, vraisemblablement en septembre 2015.

La question écrite et posée par G. Lurton à l'Assemblée Nationale, et à laquelle la Secrétaire d'Etat, P. Boistard a répondu, a mis en émoi - c'est un euphémisme - Condor et le Fonds Macquarie. Les salariés navigants de Condor, dont beaucoup étaient restés méfiants au départ de l'affaire, se félicitent de voir la question de leur statut clairement posée et, désormais, débattue à tous les niveaux, sous-préfecture, Affaires Maritimes, députés (Rennes : F. André et St Malo : G. Lurton), Conseil Général (M. Touraine), députés européens dont I. Thomas...

Enfin, d'un point de vue concret, ayant mis en avant le risque sérieux de désaffiliation de la CPAM suite à l'initiative de Condor auprès de la caisse, les salariés concernés ont reçu des assurances verbales qu’en l'état actuel du dossier ils restaient sous C.M.U, question cruciale, comme on peut facilement l'imaginer.

Condor, la belle affaire...

Pendant qu’on dort, les affaires continuent… 

Depuis quelques décennies, Condor Ferries, une entreprise discrète, assure les liaisons Jersey-Saint-Malo par voie maritime. Depuis 1964, date de sa naissance, elle a progressivement vu disparaître la concurrence, notamment française (Emeraude Lines devenu Jersey Emeraude/Sogestran, H.D, Compagnie Corsaire…) sur ce marché étroit. Elle a gagné -sans trop s’en vanter- une position de quasi-monopole sur les deux routes qui relient les Iles anglo-normandes à la G.B et à la côte française. Certes, l’anniversaire des cinquante ans d’activité a bien été l’occasion de quelque faste l’été dernier, mais il a surtout permis de jeter encore un peu de poudre aux yeux à travers des achats d’espaces publicitaires dans la presse locale et régionale dont on sait combien ils sont inversement proportionnels à leur pouvoir critique. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

 

 

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