Démocratie

ET SI LE F-HAINE...

 ... OU SES CLONES DE LA DROITE EXTREME NOUS GOUVERNAIENT...Fachosphere

Le texte qui suit (« Les loups... ») était rédigé en grande partie lorsque Le Malotru a été informé des attaques infâmes dont La Droguerie de Marine a été victime à la fin du mois de mars.

 Le propriétaire de cette librairie de Saint-Servan (Saint-Malo), Loïc Josse, a reçu des menaces sérieuses après avoir consacré une de ses vitrines au rejet de l’idéologie d’extrême droite. Certains n’ont pas apprécié de voir des ouvrages de sociologues, d’essayistes, de romanciers même, indiquer clairement la nature du Front National ou relater les hauts faits de ses membres ou de ses proches.

« Nous avons reçu des menaces, des insultes, des injures, des dizaines de messages provenant de comptes Facebook plus ou moins existants, des « avis » infects sur notre page et sur notre compte Google, de l’intox à bloc » a déclaré Loïc Josse qui a souhaité mettre les choses au point sans tomber dans la « victimisation » si chère à ses propres agresseurs.

Tout semble parti, selon ses observations, d’«un  article bidon d’un site contrôlé par des identitaires ». Cela indique le type de stratégie « virale » dont sont capables ces malfaisants haineux en Bretagne même. Cela indique aussi une entreprise délibérée d’intimidation politique et culturelle, ainsi que le degré potentiel de violence envisagé par celles et ceux qui se cachent derrière le visage souriant d’une affiche annonçant « la France apaisée ».

Pour Loïc Josse, « cela montre clairement ce qui arriverait demain si l’on laissait le F Haine prendre le pouvoir » Sa détermination rejoint la nôtre : «  Nous continuerons à défendre la liberté d’expression, la démocratie, les identités additives et non pas exclusives, ouvertes sur le monde. A faire notre travail de libraires. »

Le reveLéo Ferré chantait Aragon

"C'était un temps déraisonnable

On  avait mis les morts à table

On prenait les loups pour des chiens." 

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Editorial : Et maintenant, payez la note !

Renoultphone

Ainsi donc, dans la gamme des décisions de la municipalité malouine de privatisation tous azimuts depuis l’accès aux vastes espaces du bord de mer jusqu’aux jardins publics les plus discrets, en passant par la vente à un groupe hôtelier de tel bâtiment initialement cédé par l’Etat pour accueillir un musée de la marine ou l’affectation de locaux de la médiathèque à des activités commerciales, nous voici avec une nouvelle annonce qui sonne étrangement à l’oreille du Malotru. Sans tambours ni trompettes la municipalité décide de ne pas renouveler la convention passée avec l’Ecole de Musique de la Côte d’Emeraude. Accueillant 430 familles de toutes catégories sociales et provenant de toute la Côte d’Emeraude, cette école associative fortement impliquée dans l’action pour la démocratisation de la culture impulse également de nombreuses manifestations gratuites, un dispositif pédagogique musique et handicap ainsi qu’un éveil musical de la petite enfance. Pour sûr, cette décision ne doit rien à l’improvisation.  La mélodie est connue, le rythme est soutenu et la cadence bien marquée. Le Malotru tend l’oreille, comme toujours… Les vibrations désespérées d’un violon torturé par un musicien en herbe auraient-elles dérangé le sommeil de nos élus ? Les sanglots désespérés d’un tuba à l’agonie auraient-ils agacé leur pavillon d’ordinaire peu sensible aux sons désagréables venus du dehors ? Pas si sûr. D’aucuns murmurent que le tintement des espèces sonnantes et trébuchantes ainsi conservées dans les cassettes du budget municipal aurait un charme particulier propre à émouvoir le cœur de nos petits argentiers locaux, apparemment plus sensibles aux accents de la rentabilité financière que de la justice sociale. Peut-être bien en effet -le Malotru connaît la musique- et comme dans le contre-chant on pourrait aussi y voir -mezza voce- une autre ligne mélodique, comme une partition entre riches et pauvres, les uns ayant droit à la beauté, à la culture, aux arts et les autres non, au seul motif que dans le monde merveilleux de l’argent roi, tout est accessible à ceux qui en ont les moyens, et que l’on tolère les autres à condition qu’ils ne coûtent rien. Comme une forme sournoise d’une société inégalitaire où on ne parle plus d’enrichissement humain mais d’enrichissement tout court, où la notion de bien public se voit soumise à la seule logique financière de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes, où ce qui était utile à tous devient une source de profits pour quelques-uns.

Vivre à Saint Malo est un luxe et l’émeraude se vend bien.  Stationnement, campings, hôtels de luxe, voire certains sentiers côtiers… même la piscine du Naye, si l’on en croit les bruits qui courent : aisément accessible, parfaitement intégrée dans le tissu urbain, située dans un environnement superbe, il est question de la remplacer par un établissement aqua ludique dont la finalité sera encore une fois essentiellement financière. Petits nageurs, dehors. Les valeurs du sport ne sont plus celles que vous croyez. Les choix économiques sont têtus et ne traduisent rien d’autre que l’idée qui les sous-tend, celle d’une société éclatée où les privilèges sont la règle et l’égalité l’exception. Ainsi, petit à petit, il se passe pour les malouins comme pour les habitants d’autres sites d’exception, contraints de partir, dépossédés de leur lieu de vie, de leurs paysages et de leur bonheur d’être ici.

La musique réduite au silence ?

Le Malotru a reçu cet appel. Une pétition est en cours. Site de l'Ecole de Musique : http://www.emce-musique.fr/

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Extractivisme ou activisme ? Lannion fait la force !

Dans la droite ligne de la conférence d'Attac sur l'extractivisme, une cinquantaine de militants se sont rassemblés devant le siège du groupe Roullier à St Malo pour soutenir les collectifs en lutte contre l'extraction de sables coquillers en baie de Lannion.

Saint malo roullier 25 06 16 3

Un membre d'Attac était présent et a mis son grain de sel et son grain de sable, voici en exclusivité les notes de son intervention :

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Linky, Gazpar, Aquarius etc... Des compteurs à dormir debout

Quand un maire généralement aussi placide que celui de Saint-Lunaire  se fâche tout rouge, il doit bien y avoir une fichue raison. D’autant qu’il est loin d’être seul à sortir de ses gonds. Un autre maire, plus méridional, Jean-Marc Pujol, Maire(L.R) de Perpignan a dû récemment présenter des excuses après avoir, contrairement à son très sceptique collègue lunairien, voulu défendre les compteurs  Linky que les Allemands ont refusé. « Les Allemands sont excessifs en tout, avait-il déclaré lors d’une réunion publique, L’Allemagne a refusé l’installation de ces compteurs, mais à côté de cela ils envoyaient des gens dans les chambres à gaz ». Regrettable maladresse, commente sobrement le JDD (30/4/2016) qui rapporte les faits. Bref, ça disjoncte grave un peu partout !

On apprend que la Belgique et l’Autriche font désormais partie du front du refus ; la très moderne Californie démonte même ces fameux compteurs.

 Le Malotru qui avait signalé, dans un édito de décembre 2015, la pertinence d’un débat sur cette question,  a voulu en savoir plus.

Linkysition

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Libres propos (entretien)

CohenCohen est un lycéen malouin qui s’est engagé depuis peu dans l’action politique. D’un enthousiasme communicatif, très actif dans l’organisation des mouvements lycéens qui se sont élevés contre la loi El Khomri, il a adhéré aux Jeunes Communistes. Le Malotru l’a rencontré et s’est entretenu avec lui sur plusieurs sujets de l’actualité locale.

  1. Cohen s’est exprimé sur la mobilisation des jeunes à Saint Malo : « Depuis que « nos grands frères » sesont mobilisés contre le CPE, les choses sont allées en se dégradant. Des syndicats, des mouvements de jeunes ont disparus. Mais depuis quelque temps, les choses changent sur Saint Malo. Nous avons créé l’assemblée générale des jeunes (lycéens, étudiants, jeunes travailleurs) qui permet de mettre en œuvre des actions manifestations, pétitions, mobilisations…
  2. Le blocus du lycée Jacques Cartier le 29 mars a été une action très positive. Au départ on était 200. Nous sommes allés dans tous les lycées de Saint Malo et l’on s’est retrouvé à 400. Le bouche à oreille nous a permis d’être entre 800 et 900 lors de la manifestation du 31 mars qui a regroupé 2000 personnes lycéens, étudiants, salariés, retraités, syndicats. » ...

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Editorial : Ça l’affiche mal !

AffichageLe Malotru fait parfois de drôles de rencontres. Ça a dû se  passer un soir, à la nuit tombée, à l’heure, pour certains, de la promenade canine rituelle et incontournable, ou, pour d’autres, de la sortie du cinéma, ou encore du retour de réunion pour quelques galopins en quête d’un monde nouveau…Il ne se souvient plus très bien. Surgissant de la nuit, deux silhouettes gémissantes semblaient errer sans but, comme des âmes en peine, en proie semble-t-il à d’indicibles tourments. Notre contre-journal, ému de ce spectacle insoutenable, voulut en savoir davantage et s’approcha d’elles sans bruit. Elles portaient dans leurs pauvres mains crispées l’une un pinceau, l’autre un seau. Sous le bras l’une  serrait précautionneusement quelques feuilles roulées. La musique d’une complainte  parvint aux oreilles du Malotru -organe qu’il a, comme chacun le sait maintenant, particulièrement bien développé :

« Que sont mes panneaux devenus 

que j'avais de si près tenus.

Et tant aiméééés.

Ils ont été trop clairsemés.

Je crois le vent les a ôtés.

Ma voix est moooorte*…»

 

Vous serez peut-être un certain nombre à partager cette douleur, colleurs d’affiches mes frères,  en quête de panneaux accueillants pour  afficher publiquement nos appels, invitations, proclamations diverses qui ne sont en fin de compte que des éléments d’un débat démocratique qui semble bien mal servi dans l’espace public.

 

Ulcéré par tant de douleur, le Malotru partit d’un pas décidé compulser ses dossiers. L'affichage libre,  disent les textes officiels, reflet de la liberté d'expression, est un mode d'expression très utilisé en France. Son nom officiel est « affichage d'opinion et (de)  la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif ».

 

« Tiens, se dit le contre journal, mais je connais par ici nombre d’associations sans but lucratif. Je sais nos élus particulièrement sensibilisés à cette question de la liberté d’expression. Comment se fait-il que des panneaux disparaissent au fur et à mesure, victimes de travaux de voirie, de plans de réorganisation de l’espace public? Poursuivons notre lecture.

 

L'affichage libre était réglementé par la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 et par le décret d'application n° 82-220 du 25 février 1982 ; il est actuellement régi par les articles L. 581-13, R. 581-2 et R. 581-3 du code de l'environnement. Les communes sont tenues d'informer (directement ou sur demande) les citoyens des emplacements  d'expression libre disponibles sur leur territoire.

Cette règlementation stipule en particulier que toutes les communes françaises doivent disposer d'au moins :

  • quatre mètres carrés d'affichage libre pour les communes de moins de 2 000 habitants ;
  • quatre mètres carrés plus deux mètres carrés par tranche de 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants ;
  • douze mètres carrés plus cinq mètres carrés par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants pour les autres communes.

Par ailleurs, la législation précise que le ou les emplacements réservés à l'affichage d'opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d'un kilomètre de l'un au moins d'entre eux.

En principe, ces emplacements d'affichage sous différentes formes (panneau, colonne Morris, mur ...) doivent être réservés aux associations ou à toute personne voulant passer une annonce gratuitement sans but lucratif ou commercial. Certaines communes réservent des panneaux par type d'affichage en distinguant ces trois catégories :

  • affichage d'expression politique
  • affichage associatif
  • expression libre

Dans la plupart des communes, l'affichage d'opinion et des associations sans but lucratif est autorisé sur les palissades de chantier (Article L581-16 du Code de l’environnement)

 

Deux panneaux disparus à Saint Lunaire, un à Dinard, introuvables à Pleurtuit, insuffisants à Saint Malo… Sans compter la publicité invasive des annonceurs de spectacles ou de manifestations commerciales, ce qui enlève le caractère libre de ce mode de communication gratuit. Décidément, les tempêtes récentes ont emporté au loin le respect des lois de la république.

Madame, Messieurs les maires des communes, si soucieux de communication quand il s’agit de tourisme de riches sur notre belle côte d’émeraude êtes-vous en règle avec la loi ? Répondrez-vous aux courriers des citoyens qui vous demanderont, comme l’exigent les textes, de leur communiquer la liste  des emplacements  d'expression libre disponibles sur leur territoire ?

 

*Excuse-moi, mon pauvre Rutebeuf !

Un chemin semé d’embûches (3)

Extension du domaine de la lutte sur la Côte d’Émeraude

 

Un bref rappel pour nos lecteurs dont l’attention risque de s’être dissipée en cours de route. Le feuilleton que nous avions inauguré en juillet 2015, sous le titre «Un chemin semé d’embûches» [1] , et qui narrait la longue bataille des Amis des Chemins de Ronde (les ACR 35) afin de faire reconnaître les droits des citoyens de tout poil de déambuler librement le long de notre belle Côte d’Émeraude, reprend du service.

Ronde3

 

[1] « Un chemin semé d’embûches » dans le Malotru du 9 juillet 2015, suivi par un second article paru le 17 septembre de la même année, où le Président des ACR35 faisait le point des avancées mais aussi des difficultés rencontrées dans son combat pour faire respecter la servitude de passage le long du littoral.

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Un malo-trump à St Malo !

Le Malotru (ainsi auto-proclamé plus par antiphrase que par provocation) vient de trouver dans l’actualité locale matière à pourfendre ce qu’il redoute le plus, la violence des puissants, la grossièreté et l’indigence des propos.

 « Le commerce en centre-ville n’a aucun avenir ».

2016 beaumanoir

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Editorial : La rage de vivre

 

Malotru ou pas4

Editorial : La Côte d’Emeraude à l’heure européenne

« Cette fois-ci, ça y est. » - penserez-vous peut-être en lisant le titre -, émeraudeurs et émeraudeuses qui suivez cette rubrique, « Je l’ai percé à jour dès les premiers mots, ce plumitif toujours aussi retors, auteur d’éditoriaux improbables. Je parie un euro* qu’il va nous parler du passage à l’heure d’hiver. Un marronnier dans la cour du Malotru ? Quelle déchéance ! ». Pari perdu. La rumeur courait avec insistance, et grâce au Malotru vous avez la primeur de sa confirmation : nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle, et cela sans qu’il soit besoin d’avancer ou retarder notre montre d’une heure. Même si d’aucuns se demandent parfois dans quel sens va le temps qui passe, tant les retours en arrière semblent être le modus operandi de nombre de nos dirigeants d’ici et d’ailleurs.

Emeraude

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Un drapeau pas très catholique...

…aux dires d’un directeur général des services de la mairie de Dinard, qui ne l’est pas vraiment (voir notre précédent article), mais qui fait comme si.

Drapeau2

Certes, le pavoisement des édifices publics ne fait l’objet d’aucune réglementation. Répondant à une association qui s’étonnait de voir cet emblème trôner au-dessus de l’espace public, ce DGS qui-ne-l’est-pas-vraiment, répond que l’Etat de la Cité du Vatican n’est pas un état catholique. Ni une, ni deux, Le Malotru, soucieux de sa réputation, s’est empressé d’y aller voir. Support territorial du Saint Siège de l’église Catholique, peuplé de catholiques certes (un peu plus de 900 au dernier recensement), dirigé par le Pape qui y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, certes, mais pas catholique…Elu lors d’un conclave par les cardinaux,  qui selon la tradition et les usages serait lui-même éclairé par la volonté divine de donner un successeur à l'Apôtre Pierre, le Vicaire du Christ, Evêque de Rome, certes, mais pas catholique. Du coup, le drapeau du Vatican accueille tout citoyen entrant dans notre bonne ville par la voie royale du Boulevard de la Libération. Catholique ou pas. Et que des croix, dit le DGS qui-ne-l’est-pas-vraiment, il en existe sur d’autres drapeaux…sauf que le drapeau du Vatican ne comporte pas de croix. Bref, un drapeau du Vatican, abritant le Saint Siège de l’Eglise Catholique  mais…qui-ne-l’est-pas-vraiment

 

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A l'eau, à l'eau ...

A l eau

Apparemment il n’y avait pas d’abonné au numéro demandé. Une dizaine de militants de l’association « Osons » et du Collectif eau ont accueilli les conseillers municipaux de Saint Malo le 1er octobre, pour les alerter sur le vote du point …65 de l’ordre du jour du conseil municipal, qui traitait de l’attribution de la délégation de service public à l’un des deux candidats qui s’étaient manifestés. Le texte intégral du communiqué qui était paru dans la presse, et qui signalait plusieurs points discutables de la procédure et son manque de transparence (de la décision de préférer la délégation de service public à la régie publique jusqu’aux réponses des deux sociétés à l’appel d’offre)  a été distribué aux membres du conseil. Tous l’ont accepté poliment, certain-e-s se sont arrêté-e-s pour échanger sur les critiques exprimées dans le document. Ne nous y trompons pas. La majorité municipale n’a jamais souhaité que le débat s’instaure vraiment avec la population malouine sur cette question importante. Mais du moins, tous ont accueilli la démarche avec courtoise. Tous sauf… l’adjoint porteur du dossier qui, refusant le document, a fait savoir avec brutalité à ceux qui tentaient de l‘interpeler qu’il ne voulait pas nous entendre, qu’il n’avait rien à nous dire, qu’il savait ce qu’il avait à faire, en un mot que les personnes présentes n’avaient pas voix au chapitre.

C’est vrai, quoi, le débat démocratique est d’autant plus facile que l’on discute entre personnes du même avis. Ne trouvez-vous pas ? Et que de simples citoyens veuillent faire entendre leurs critiques, alors là, franchement, ça ne coule pas de source. Reconnaissons à cet adjoint sa parfaite conformité avec ce qui semble être la culture commune de cette majorité.

Marche ou crève !

Dans ses déambulations de l’été, plus ou moins erratiques,  Le Malotru, toujours l’œil aux aguets et la plume au vent marin, est tombé en arrêt devant le point d’information Europe  placé dans le hall de cette grande passerelle tendue vers un avenir radieux -du moins si l’on en croit la communication municipale sur le sujet- qui trône dans le « new center » de notre bonne ville de Saint Malo. Une publication au titre accrocheur a sollicité sa rétine généralement réticente aux écrits péremptoires : « L’Europe en marche n° 10 ».

Solsangrece

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Un chemin semé d'embûches (suite)

Entretien avec le Président des ACR35

 

Dans notre long article du 9 juillet 2015 intitulé « Un chemin semé d’embûches », nous avions rappelé les principales étapes de la vaste lutte qui a depuis cinquante ans permis de défendre le droit de tout citoyen de se promener en toute liberté le long de notre bonne Côte d’Emeraude, et en particulier du Couesnon au Frémur. Aujourd’hui, nous accueillons le Président des ACR 35, l’association qui a vaillamment mené ce combat. Il nous a accordé un entretien pour faire le point sur les ruptures du sentier littoral que nous avions constatées et nous informer de l’état d’avancement des quelques dossiers toujours en souffrance. L’ennemi a hélas encore changé de forme comme le verra notre randonneur en mal de curiosité.

Acr 35

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JERSEY, des finances à vau-l’eau

Le 14 juillet dernier 15) Richard Murphy* écrivait ceci sur son blog www.taxresearch.org.uk  :

« Le trou noir de la dette  fiscale de Jersey vient de connaître une expansion démesurée à hauteur de 145 millions de Livres, soit 1438 livres par habitant, selon un texte en préparation du plan fiscal des Etats de Jersey qui devait être rendu public aujourd’hui aux élus. Le Plan financier à moyen terme à destination du Conseil des Ministres, qui couvre les quatre années 2016-1019, ne fait pas seulement apparaître un saut de 20 millions de livres par rapport au manque à gagner déjà  attendu pour 2019, en plus des 125 millions annoncés il y a trois mois, mais il propose un paquet de mesures très robustes pour ramener ce déficit à des proportions acceptables...

Vache jersiaise 1

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Un chemin semé d'embûches...

... ou les tribulations d'un randonneur sur la Côte d’Emeraude

Contrairement à une idée fort communément répandue, le droit de tout citoyen de se promener librement le long de notre bonne côte d’Émeraude n'est pas le fruit d'une tradition millénaire, voire immémoriale, mais plus prosaïquement le résultat d'une lutte sans merci qui commença à opposer dans les années 60 un petit groupe d'amis aux puissances dominantes de l'époque, celles qui faisaient la loi sur le littoral. Menés par un intrépide aventurier épris de liberté et amoureux du bord de Rance, ils s'attaquèrent aux « Frères de la Côte » d'alors, et en premier lieu à leur protecteur patenté. Il s'agissait en l’occurrence du représentant du Souverain, le Préfet d'Ille et Vilaine lui-même, qui ne pouvait concevoir qu'un simple justiciable puisse librement accéder au bord du rivage quand tant d'intérêts importants étaient en jeu. A la surprise générale, la suite lui montra que si et par la même occasion nos amis jetèrent les fondements de l'Association des Amis des Chemins de Ronde de Bretagne. Mais l'Histoire ne faisait que commencer, et le chemin devait être encore bien long et semé de nombreuses embûches.

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L'avenir de la MDA de St Malo

PlumeFace aux incertitudes nées des déclarations du maire son arrivée à la mairie et des propos tenus par divers représentants de la municipalité, un courrier signé de plusieurs associations a été adressé à Madame Huraut-Juguet en charge du dossier afin d’obtenir un rendez-vous pour obtenir des éclaircissements et présenter la position des signataires. Ce courrier envoyé le 28 mai 2015 est à l’heure actuelle resté sans réponse (depuis, la réponse est arrivée et disponible dans l'éditorial du 11 juillet).
AFPS, Artisans du Monde, Attac Saint Malo – Jersey, Europe Ecologie – Les Verts, Femmes Solidaires, Les Gallèseries,

Editorial 9 mai 2015

Mais qu’est-ski se passe à Saint Servan ?

Alerté par ses antennes locales, Le Malotru a souhaité réagir à cette tempête autour d’un ponton de location de scooters des mers dans l’anse de Solidor, havre de paix qui risque bientôt de ne plus dormir sur ses deux oreilles, ni même sur une seule, si l’on n’y prend pas garde.

Et voici qu’au moment  d’écrire ce billet, une voix intérieure m’interpelle avec fureur « Comment peux-tu, misérable plumitif à antennes ! Cela n’a rien à voir avec les combats que mène ton association d’éducation populaire et d’action citoyenne ». Charmé par les sirènes de Port Saint Père, me serais-je égaré ? Ce combat ne serait-il pas le nôtre ?

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Le prix fort

Nous devons aujourd’hui nous confondre en excuses…Tiens, un alexandrin ! A quoi cela rime-t-il de commencer ce billet par un vers ? Il se trouve parfois que le hasard abuse. Encore un ! Bon, arrêtons là, on se lasse de tout, même des bonnes choses. Venons-en aux faits.

Lutter sans se lasser, se dépasser toujours. Association d’éducation populaire tournée vers l’action, le comité local Attac Saint Malo – Jersey avait souhaité, en accord avec le cinéma de Dinard « Les deux Alizés » organiser une projection-débat à partir du film d’Harold Crooks « Le prix à payer ». Quoi de plus opportun en  ces temps difficiles, que de s’intéresser à ces pays, ces îles, où les spéculateurs alliés aux politiques, font à coup de milliards des profits mirifiques. Zut, voilà que ça recommence…

 

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